Friday, June 5, 2009
La fille d'à coté
It's For You
Durée: 2'14
Toute la scène Swinging London...
Twiggy, Sandie Shaw et Cilla Black, "la fille d'à coté" !
Priscilla White, aka Cilla Black.
Incroyable voix.
Avant Shirley Bassey...
Ecoutez "It's For You" On croirait entendre le générique d'un James Bond !
Après les 2 icones citées plus haut, Cilla Black est l'archétype de la Girl Next Door.
Mais dès qu'elle chante!
La grisaille quotidienne s'évapore...
Wednesday, June 3, 2009
Puppet on a string
There's Always Something There To Remind Me
Durée: 2'43
Swinging London !
Sandie Shaw "est" la chanteuse qui incarne le mieux cette période.
Androgyne comme Twiggy, mais avec frange et pieds nus, c'est l'idéal féminin de l'époque. Et si Twiggy n'a que quelques chansons à son actif, Sandie Shaw aligne les titres et les tubes. Voix blanche, Pop superficielle mais inoubliable ! A tel point que Morrissey (The Smiths) l'affichera sur ses pochettes, Paul Weller (The Jam) la reprendra sur scène.
Des années après.
Nicolas Ungemuth ira jusqu'à écrire:
(...) Sandie Shaw a tout pout elle. C'était l'Audrey Hepburn Pop. Chic, délicate, faisant tout avec grâce et distinction.
(...) Sandie Shaw était les Sixties. Les Sixties étaient Sandy Shaw !
Oublions içi la version française de cette chanson de Burt Bacharach, reprise par Eddy Mitchell, qui est au Swinging London ce que Bigard est à l'humour...
(à suivre)
Thursday, May 28, 2009
Chronique Sonic #6 (Garageland ) 1ère partie
Voilà que décider à publier une série de Post concernant la culture Mod/Garage, le recueil de chroniques de Nicolas Ungemuth parues dans la revue "Rock and Folk" sort ces jours-ci (dans une collection dirigée par Phil Man, rédac' chef de la revue) et coupe mon élan !
Car ils sont tous là: The Smoke, Manfred Mann, The Move, Bowie, The Who, Kinks, The Attack, etc...
Et elles: Twiggy et Sandie Shaw.
Page 20, concernant The Artwoods, NU commence ainsi:
Nicolas Ungemuth déteste les vaches sacrées...ça tombe bien !
Wednesday, May 27, 2009
Pause # 2
Au-delà d'une première heure impeccable, "Un Prophète" s'enlise pour finir de façon douteuse (l'absence de distance que met le réalisateur dans son plan final...) dans une attitude qui n'est malheureusement pas moderne, mais est issue de cette époque à laquelle appartenait entre autre son père, dont l'esprit (bien que bien écrit) relève plus de l'Anarchisme de Droite que d'une quelconque pensée audacieuse et critique...
- Alors on y va oui ou non , demanda-t-il.
- J'y vais répondit-elle.
- Si on y va, partons.
- Je viens dit-elle.
Il la suivit pour s'assurer que la porte de derrière était bien verrouillée et que le porche était bien éclairé. Puis il attendit un temps infini au salon.
Friday, May 22, 2009
Inventaire #2
Dernier jour.
Dernières projections.
Bilan avant l'heure, en forme de complément des premiers films vus:
-Le Ruban Blanc de Michael Hanecke (Autriche)
-Panique au village de Vincent Patar et Stéphane Aubier (Belgique)
-Mourir comme un homme de Joao Pedro Rodriguez (Portugal)
-L'armée silencieuse de Jean Van de Velde (Pays-Bas)
-Les Voyages du vent de Ciro Guerra (Colombie)
-Dogtooth de Yorgos Lanthimos (Grèce)
-La Pivellina de Tizza Covi et Rainer Frimmel (Autriche)
-Daniel Y Anna de Michel Franco (Mexique)
-Eastern Plays de Kamen Kalev (Bulgarie)
-Tzar de Pavel Louguine (Russie)
-Le père de mes enfants de Mia Hansen-Love (France)
-Carcasses de Denis Coté (Québec)
-La Terre de la folie de Luc Moullet (France)
-Avant-Poste d'Emmanuel Parraud (France)
-Perpetuum Mobile de Nicolas Pereda (Mexique)
-Themis de Marco Gastine (Grèce)
-La fille la plus heureuse du monde de Radu Jude (Roumanie)
-Bad Boys Cellule 425 de Janusz Mrozowski (Pologne)
...
Thursday, May 21, 2009
Agitation #3
Palmarès des recherches (dans le désordre):
Telle celle-là proposant en échange d'une invitation (dont j'ai oublié le film) un Free Hugs (calin gratuit)....ou tel autre (celui-ci manifestement trés habile), tenait, fermement entre ses mains et à hauteur des yeux une pancarte imaginaire...
Agitation #2
5h du mat'
Retour de Fête.
Soirée commencée à 20h à l'Institut Hongrois.
Terminée dans une fête dans les collines, vers le Cannet.
Fête improvisée avec les collègues d'Ile de France. Cette année à Cannes, les meilleures fêtes sont improvisées...
Playlist (de mémoire, sélective et dans le désordre)
-Chemicals Brother
-Kezia Jones
-Joe Dassin
-Led Zeppelin
-Daft Punk
-Charles Aznavour
-The Smiths
-Morrissey
-The Rolling Stones
(...)
et loin, pour finir: Bizarre Love Triangle de New Order... (après réclamations....)
Ultime morceau de cette soirée trés sympathique.
Pas de séance demain matin !
Wednesday, May 20, 2009
Folie douce
Documentaire trés souvent hilarant et plein d'idées de mise en scène, comme seul LM sait le faire. Qu'est-ce qui peut bien faire que les Hautes-Alpes abritent le record de meurtres commis sous l'emprise de la folie ? Y compris au sein même de l'arrière famille du réalisateur ?
Cas exemplaires dont le parcours trace sur la carte géographique un mystérieux pentagone...
LM, dont la silhouette lors de la présentation avait quelques vagues ressemblances avec Tintin, enquête...
Tuesday, May 19, 2009
United !
Quelques mots échangés, non sur le film que je verrai plus tard, mais sur la prochaine victoire de Manchester United contre Barcelone FC le 29/05/09 à Rome en finale de la Ligue des Champions....
United ! United ! United !
Monday, May 18, 2009
Planning
Planning:
-Principale activité: Voir des films...
-Seconde: Attendre dans les files...
-Troisième: Courrir d'une salle à l'autre...
-Quatrième: Réussir à faire les 3 premières....
-Cinquième: Faire la Fête...
-Sixième: Manger, accessoirement...
-Septième: Dormir un peu...
Et recommencer le lendemain...
Sunday, May 17, 2009
Bel Hommage
En attendant de pénétrer dans l'enceinte du Palais pour l'unique séance de ce qui devait être "le film du jour": Kinatay de Brillante Mendoza (Philippines. 1h40).
Qui ne le sera pas !
Mais trop sur de lui.
Pour cette longue descente aux enfers qu'est le film, (les flics en "parrallèle" de leurs activités "nettoient" la ville) on aurait aimé un point de vue ne prenant pas toujours le spectateur en otage.
D'otage il est question dans le film, d'une certaine façon, puisqu' il s'agit du découpage du corps d'une fille que des "exterminateurs" ont enlevée dans un Club, sur commande, puis torturée et enfin mis a mort !
Non, "le film du jour" sera (même s'il reste 2 séances à venir) Le père de mes enfants, (France. 1h52) de Mia Hansen-Love.
Avec ce deuxième long métrage, M H-L raconte la vie d'un producteur, dont le parrallèle avec celle du suicidé Humbert Balsan est évident. Un homme de CINEMA comme il n'en existe plus, produisant une série de chef-d'oeuvres et surtout ayant une confiance démesurée dans le cinéma. Toujours à la recherche d'argent (c'est ce qui le tua !) pour des projets de cinéastes encore inconnus et pour lesquels il avait cette folle confiance.
Le film nous raconte ça. Et le reste. Et la suite.
Porté par une remarquable distribution, des enfants au comédien jouant le rôle (de façon assez troublante) de Grégoire Cancel inspiré de la vie du producteur, Le père de mes enfants est la surprise du jour et le sera encore au moment de sa sortie.
Un beau film, émouvant et juste sur le cinéma aujourd'hui.
A suivre donc...
Saturday, May 16, 2009
Inventaire #1
Pas de "film du jour" aujourd'hui, il reste néanmoins 2 projections en perspective.
Vus depuis le début:
- Fish Tank d'Andréa Arnorld (UK) 2h04
- Un Prophète de Jacques Audiard (France) 2h30
- On ne sait rien des Chats Persans de Bahman Ghobadi (Iran) 1h46
- Air Doll de Kore-Eda Hirokazu (Japon) 2h05
- Policier, Adjectif de Corneliu Poromboiu (Roumanie) 1h55
- Samson et Delilah de Warwick Thorton (Australie) 1h41
- Ne change rien de Pedro Costa (Portugal) 1h40
- Ordinary People De Vladimir Perisic (Bosnie) 1h20
- Land of Scarecrows de Gyeong-Tae Roh (Corée du Sud) 1h30
- La vie intermédiaire de François Zabaleta (France) 1h54
....
Ne changez rien !
Dans un magnifique Noir et Blanc, éclairé à la "bougie", PC film les répétitions de Jeanne Balibar. Non comme comédienne mais comme chanteuse ! Alternant répétitions et enregistrements avec le musicien Rodolphe Burger et répétitions de La Perichole au théatre, le travail de la voix et du rythme est à l'oeuvre, nous renvoyant au très beau film que Costa avait déjà réalisé sur le couple Straub / Huillet.
Choix d'un cadre à la fois esthètique mais jamais "la belle image", laissant deviner le travail en cours, il surgit toujours dans chaque plan quelque chose de l'ordre de la Grâce (les mains de Jeanne Balibar, sa voix qui réussit à se poser, les circulations des musiciens, les rires,...) qui résulte du travail du cinéaste: Rendre visible ce qui ne l'est pas...
Thursday, May 14, 2009
De peu...
L'évenement du jour reste la venue de Francis Ford Coppola venant présenter son dernier film Tetro à la Quinzaine des Réalisateurs.
1h15 d'attente pour tenter d'accéder à la salle et surtout finalement ne pas pouvoir assister à la conférence en public qu'il donna ensuite. C'est d'autant plus génant (pour Francis) que c'est moi qui est gardé les clefs du minibar....
Sans conteste "On ne sait rien des Chats Persans" est "le film du jour" !
Réalisé par le cinéaste iranien Bahman Ghobadi (Le temps pour l'ivresse des chevaux, 2000 ; Les tortues volent aussi, 2006) le film est une fiction/documentaire sur la musique underground à Téhéran. BG prend comme prétexte une histoire où une jeune femme et un jeune homme tentent de monter un groupe et avec l'aide d'un producteur vont rencontrer toute une série de musiciens. L'occasion pour Ghobadi de nous présenter toute cette activité musicale et souterraine en Iran. Marginalisée par le Pouvoir, qui voit en elle le Diable et une alliance anti-islamiste (ce en quoi il n'a pas toujours tort) la musique et les musiciens "non-officiels" sont violement réprimés. On ne sait rien des Chats Persans en plus de nous offrir cette part documentaire est un film de cinéma remarquable qui avance (pour nous entrainer vers une fin dramatique), par la poésie et un humour dévastateur (l'énumération du prix d'un passeport en fonction du pays est à hurler de rire ou celle encore qui voit le producteur défendre sa cause auprès d'un commissaire ou d'un général...).
C'est un véritable brulôt Punk qui est jeté à la face du Pouvoir autocratique iranien en ouverture de la sélection Un Certain Regard. On comprend mieux pourquoi Bahame G. a "des soucis avec les autorités". Car avant qu'une funèbre mélancolie habite totalement le spectateur à la sortie de la projection, il passe en revue les groupes musicaux et leurs pratiques pour lesquelles il a une grande estime, une très forte amitié et une complicité sincère, mais surtout son ironie releve d'un "foutage de gueule" de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un uniforme ou à un flic de la pensée ! (il paraît qu'il a du inventer toutes sortes de prétextes pour pouvoir tourner sans être inquiété...)
Empreint d'auto-ironie, le film est aussi d'une grande liberté narrative. Chaque rencontre avec les musiciens est l'occasion de les voir jouer en live, dans une mise en scène (et un décor) lièe à la nature de leur musique (Rap, World, Techno, etc.) et aussi pour BG de proposer une forme ou s'entremêlent des images de Téheran.
De cette contradiction esthètique et formelle se dessine le projet de cinéma de Bahame Ghobadi et le hisse dans la cour des très grands cinéastes.
Wednesday, May 13, 2009
Monday, May 11, 2009
Ne m'oubliez pas !
Ne m'oubliez pas. (The Forget Me Not) The Avengers.
Durée 2'03
Il en était question a propos du Post sur Twiggy et de album où le mannequin se trouvait en présence de Linda Thorson, celle qui fut Tara King, à la suite d' Emma Peel, l'héroïne la plus sexy de la série The Avengers, interprétée par Diana Rigg.
Quel troublant épisode que ce symbolique 25ème épisode (et dernier de la Saison 5). Comme s'il s'agissait d'un épisode en plus. 24 + 1. Entre 2. D'ailleurs c'est d'un entre-deux dont il s'agit. Relais entre deux icones sexy de la série. Toute l'ambiguïté de la relation entre Emma Peel et John Steed éclate ouvertement à la fin, sur une pirouette mélancolique.
Et puis l'intrigue, avant l'épilogue, où successivement, tous les protagonistes (John et Emma compris. Surtout !) vivront une courte période d'amnésie provoquée par une piqure, objet de toutes les convoitises criminelles.
Drôle et symbolique.
Jusqu'à cette ultime regard, cette utlime fossette et ce sourire en coin.
Vous nous manquez Mrs Peel !
Alors Tara.
Tout aussi charmante. D'un autre charme. Plus cuir et plus aigü. Et au fil des épisodes, sans nous faire oubliez Emma Peel (impossible !), Linda Thorson allait imposer une gestuelle, un regard (ces yeux !) et une posture, comme une éternelle stupeur, au limite de la permanente innocence.
Un style. Moins ouvertement Sixties.
Car déjà l'époque déclinait. Malgré sa promesse non tenue, La Révolution était malgré tout en marche.
C'est ce qu'on découvrit en France le 20 octobre 1968, soir d'une diffusion qu'on n'oublierai pas...
A propos de Roxy Epoxy (Post du 10.05) aux dernières nouvelles, elle devrait faire un tour à Paris cet automne, (octobre).
A surveiller, donc.
Sunday, May 10, 2009
Chronique Sonic # 5 (Roxy Epoxy)
Cela faisait longtemps qu'un achat de disque ne s'était fait que sur sa pochette. Vinyl ! Il va sans dire.
Et son label (l'excellent Damaged Goods Records, voir High Volume : CS #3). Réputé pour éditer le meilleur du Garage Indé, il s'agit là en fait d'un subtil mélange Punk New Wave, assez inespéré.
Je ne connaissais pas Roxy. Roxy Epoxy and the Rebound. En fait Roxy fonde un Girl-Band The Epoxies en 2000 à Portland, connais un petit succès sur scène et après le split, La Roxy en question devient Roxy Epoxy et fonde The Rebound pour l'accompagner sur ce qui pourrait être un album solo et des aventures musicales buissonnières, dont elle a composé les morceaux pendant les tournées des Epoxies.
Concert à suivre (j'espère !) ....
Achat complété d'un enregistrement pirate de Patti Smith, (édité à 750 exemplaires chez Angelès Records) au Son assez moyen comme tout disque sauvage, mais qui contient quelques bons moments : Prayer, 10/1977 Germany, Louie Louie, Time is on my Side et The Hunter gets by the Game, Stockolm 03/10/1976 dédié à Patty Hearst, Mafia avec John Cale, New York le 27/12/1975 entre autre...
Piss Factory, Hey Joe et My Generation, étant plutôt connus.
Saturday, May 9, 2009
Twiggy #2
Magnifique Twiggy (que l'on aperçoit et entend aussi au cours des années 70) qui danse et pose sur "Jimmy Mack" par Martha & the Vandellas.
Durée 1'43
Twiggy #3
Durée 1'15
Il en était question hier.
Avant même que de faire la fameuse couverture pour Bowie, Twiggy était une sorte de Marylin au pays du Swinging London.
Même candeur.
Alors que Marylin s'affranchissait des hommes par une sur-féminité, Twiggy icone androgyne, dans une époque ou la féminité (le féminisme?) était l'alternative au conservatisme, bouleversait les valeurs/repères.
A la façon des Suffragettes.
Eminement élégante !
Twiggy (Leslie Hornby) mannequin Top-model Pop par excellence est aussi actrice au théatre, dans des comédies musicales ou des films, mais aussi chanteuse.
Un disque "A Snapshot of Swinging London" réuni même Linda Thorston (Eh oui Tara King !) et Twiggy. Enregistré pour une part en 1966 (Twiggy) et l'autre en 1968, 4 morceaux sont interprétés par Twiggy. Textes suranés et dispensables, mais sa façon de chanter, son style et sa voix en font des tranches de mélancolie comme seule la Pop anglaise sait en produire...
Eminement Sexy !
Friday, May 8, 2009
We are Mods ! We are Mods !
28/02/74.
Puisqu'il faut bien commencer.
En fait le vrai début se situe en 1973 avec la découverte et donc l'écoute d'un album du même Bowie, Aladdin Sane, que le frère d'un ami de collège venait de se procurer et que nous écoutions après les cours.
Autant dire qu'Aladdin Sane fut mon disque de chevet, et j'y retourne d'ailleurs trés souvent.
Un Ep précéda l'acquisition de Pin Ups, précisément le 26/01/74, qui était la reprise d'Amsterdam de Mort Schuman/Jacques Brel, toujours par Bowie. Sur la face B, Sorrow, une reprise du groupe The Merseys.
Tout était déjà là.
Voilà.
C'est ici que les choses débutent sérieusement.
N'ayant pas beaucoup d'argent de poche, il fallait donc bien économiser pour acquérir le vinyl convoité. D'autant qu'il n'y avait pas de disquaire dans cette ville de banlieue parisienne. Sur le chemin du collège, une librairie/papetterie vendait accessoirement des disques et j'avais repéré Pin Ups.
Unique exemplaire.
En attendant d'avoir la somme nécessaire, la technique était de se rendre tous les soirs (pour que cela soit en place dès le matin) dans la librairie, vérifier si le vinyl était toujours là et le dissimuler parmi les disques du fond du bac, en espérant que personne ne pousserait aussi loin ses recherches.
Et puis, un soir j'ai ramené sur ma platine le Graal.
Ecoute fébrile. Surprise. Ce n'était pas ce que je connaissais de Bowie et c'était trés différent d'Aladdin Sane.
Car Pin Ups est un disque de reprises de Rock qui marquèrent le jeune David Jones, groupes Mods et Garage auxquels il rend un fidèle hommage : Easybeats, Pink Floyd, The Merseys, Them, The Who, The Pretty Things, The Kinks, etc...
Limité à la période 64/67 le disque reflète l'influence musicale de ces groupes sur le Rock, mais aussi sur les fringues, l'Image.
Très vite, je me suis approprié l'objet et très vite aussi, The Who par exemple, absolu du groupe Mod, pour moi, sont devenus la chose la plus importante.
En fait d'une certaine façon les Sixties sont toujours extrêmement présentes, dans les fringues, la musique, la culture populaire en général.
Le prouve, le receuil de chroniques de Nicolas Ungemuth et Philippe Manoeuvre "Garageland" édité chez Hoëbeke et consacrées à la période 64/68, paru ces jours-ci.
Quand à la présence "troublante" de Twiggy, mannequin et icone de cette période sur la pochette de l'album, cela reste un des facteurs de longévité de l'objet dans ma discothèque de chevet...
Pour clôre ce Post (qui en fait inaugure une série consacrée aux Mods et au Swinging Londond) voici d'une certaine façon mon Pin Ups II:
I'm The Face / The Who
Blackberry Way / The Move
Goodbye Sisters / The Artwood
I'll Keep On Holding On / The Action
Friday On My Mind / Easybeats mais la version de Bowie
I'm Your Kingpin / Manfred Mann
Here Come The Nice / Small Faces
How Does It Feel To Feel / The Creation
The Kids Are Allright / The Who
Girl Don't Let Me Wait / Timebox
Dead End Street / The Kinks
Good Morning Girl / David Bowie
My Friend Jack / The Smoke
Indian Rope Man / Julie Driscoll et Brian Auger
When I Think Of You / Twiggy
Sorry So / Hushpuppies
Ce n'est pas le tout , il faut que je me rachète des Clarks (originals) !
Wednesday, May 6, 2009
Pas avec les loups !
Fausses analyses politiques qui agitent un soi-disant lobby international!
Friday, April 24, 2009
Tuesday, April 21, 2009
Non réconciliès
Unique.
Comme si nous devions voir les choses pour la première fois, comme si elles n'avaient jamais été enregistrées avant eux. Il en est de même pour les rares mouvements de caméra, jusque dans leur fameux pano de 360° (sorte de signature).
(...) Le cinéma de Straub et Huillet est un cinéma classique. Il filme au plus juste, retient ses effets et se méfie de l'emphase. Il prend son temps et mesure les intervalles de son espace. Sa dépense est trop intègre pour se complaire dans les apparences du gaspillage.
(...) Danièle Huillet et Jean-Marie Straub n'ont à offrir que l'intelligence de leur fureur. Ils ne sont pas "réconciliés" et refusent de se repentir.
Oeuvre intégrale en Dvd aux Editions Montparnasse.
Monumentale par l'ambition "L'Allemagne et ses Démons" et la forme (une centaine de courts-métrages documentaires et des "fictions", La Nuit (1984) son dernier film en 35mm dure plus de 6 heures !!!) mais surtout par l'idée d'une "Oeuvre d'Art Totale" dont il est un des plus grands disciples.
Découvrir "Hitler, un film d'Allemagne"(1977) (7h22 !!!), chef-d'oeuvre absolu et sans doute un des plus grands film politique jamais réalisé, qui fut controversé car le rôle du dictateur était "joué" par une marionnette ou encore le monologue de 4 heures (5 parties) de Pentésilée (1987/1988) relève aussi d'un choc esthètique (il rejoint les Straub sur cette idée que la Politique au cinéma c'est d'abord une esthètique) et HJS n'a jamais joué le Thèatre contre le Cinéma ou la Vidéo contre le Cinéma.
Il a inventé une forme unique où se mêlent quasiment tous les Arts et dont une visite sur son site en dévoile le caractère poétique et politique et dont témoigne un texte définitif de Jacques Spohr pour les Etats Généraux du Film Documentaire de Lussas en 2003, à lire sur le site de Lussas.
Fondamental !
Tuesday, April 14, 2009
Asphalt Jungle
Thursday, April 9, 2009
Amis de la chanson et de la collaboration bonjour !
Internaute au tribunal (acrylique sur toile 200 cm x 400 cm) téléchargeableInternaute.
Et de gauche.
A lire en ce moment les textes énervés de chanteurs (pour nombre je les croyais morts !) dans les colonnes de mon quotidien, pour la loi Hadopi, l'énervement change de camp.
Mais qu'est-ce qui vous prend ?
C'est de ne pas être préssentis comme directeur des programmes de France Inter, malgré vos doigts tendus trés haut (le mien aussi, à votre encontre, mais celui-ci commence par un "m") qui vous enrage?
Ces mêmes "artistes" (l'utilisation des guillemets dans leurs textes servant à mettre en doute l'engagement à gauche de certains internautes-téléchargeurs, je me permets à mon tour de leur renvoyer le doute) qui se donnent certainement bonne conscience en défilant (quand il fait beau, pour les enfants, ah ben, tant qu'à faire) contre les lois sécuritaires. Les mêmes applaudissant des deux mains et surtout des oreilles (si, si, c'est souvent comme ça qu'on devine le RG qui pointe chez le citoyen) aux lois liberticides. Certains de ces auxilliaires de la Place Beauvau auront même hurler (poussez un petit cri suffit) contre le fichier Edvige, ne les empêche pas de vouloir que se transforme un outil de communication en officine du ministère de l'intérieur.
Et pour quelles raisons?
Parce que les internautes, pardon les criminels du Net (mais si, comme un sans-papier, un chomeur et, aggravant dans ce cas, un jeune !) en téléchargeant, soi-disant "ruinent les artistes".
Eh ! Oh ! les cocos (c'est une formule) vous êtes à l'aise droit dans votre posture?
"Oui mais tu comprends l'argent ne remonte pas aux interéssés, les disques ne se vendent plus"
And so on, and so on !
Et le prix des disques par exemple, ça a effleuré, ne serait-ce qu'une seule fois, vos cerveaux de créateurs rabougris? Il n'est pas un peu exhorbitant le prix du disque aujour'hui? (et de la Culture en générale?).
Et criminaliser un paquet de mômes ça vous rappelle vos orgasmes oubliés?
Ratés pour l'aternatif vous l'êtes pour la chanson et l'Art en général !
Vous vous trompez de combat. Vous croyez que vous allez toucher de la thune s'il y a moins de téléchargement? Je hurle de rire !
Mauvais chanteurs vous êtes cependant de bons comiques !
Pourquoi irai-je payer pour de la merde? Qu'elle vienne d'Obispo ou de Polo !
Parce que voilà, il se trouve que la plupart des mecs qui téléchargent sont aussi des amateurs/consommateurs. Et vu le prix des choses, on préférent faire gaffe. (En même temps nous utilisons un outil, Internet, pour ce qu'il est, sur la façon même dont il est vendu et qu'il justifie son extension).
Où alors il ne fallait pas nous le vendre.
Mais allez-vous me dire, ce n'est pas parce que ta voiture peut rouler à 200 km/h que tu dois le faire !
Ok.
Alors, sort ta calculette Mozart de supermarché !
Vous avez quelque chose à déclarer pour votre défense avant que l'on ne détruise votre connection Internet et votre computer?:
Monsieur l'Artiste-Juge, j'achète entre 30 et 50 livres par an, environ 4 disques par mois, plus quand je suis dans une période compulsive (parfois les mêmes en Cd et en vinyl. Ce mec est barge !), j'ai une carte mensuelle à 20 euros pour aller au ciné, j'achète un quotidien...
Tous les jours?
Oui, tous les jours votre Altesse-Juge-Artiste et aussi plusieurs publications hebdomadaires et mensuelles, je paye une redevance et une connection Internet. Mais aussi des chaines cablées etc...
Je paye des impots (je le revendique et trouve ça normal, moi !).
Oui, j'avoue, cela m'arrive des fois, je télécharge des disques (que j'achète trés souvent ensuite), des séries Tv, etc...
On fait le calcul?
Alors au lieu de taxer/prélever les fournisseurs d'accès, tu veux criminaliser des mômes et les gens tout simplement ! (je te rappelle que si la connection est suspendue, le prélèvement ne le sera pas lui !)
Pas touche au capital, surtout pas !
C'est trop compliqué. Et puis ça implique de réfléchir sur la forme de notre socièté.
Ouh la la j'suis artissss moi... j'fais pas de politic !
Et quelle garantie de contôle crétin? Bien sur, comme cela touche ton portefeuille, les libertés....
On fait un jeu, tu veux chanter?
Je commence, tu complètes les paroles:
"Police partout !.........?"
No Way !
(après publication de ce post énervé, une nouvelle inattendue me calme: l'assemblée vient de rejeter le texte de loi (la majorité est furieuse !) Il reste donc quelques députés de gauche dans ce pays. Cela ne change rien, la droite va reproposer le texte, mais cela laisse indéniablement un sursis pour un débat et espérons le (je sais je rêve un peu) un ajournement définitif !)
Hasta le victoria !
Saturday, April 4, 2009
Usine / Factory 4/4
Je sortis et traversai les voies, jusqu'à la banque de l'autre coté de la ville, ne voulant pas encaisser le chèque dans notre quartier. Le type au guichet pouvait lire l'anxiété et l'effroi sur mon visage, et tous les gens qui faisaint la queue avaient hâte que je leur laisse le champ libre. Je voyais dans leurs mains plein de chèques, des roses, des bruns, des jaunes et des bleus. Mon visage prit une couleur pâle et maladive, ma gorge ne fut plus qu'une boule de coton sec, mes yeux s'obscurcirent et toute ma vie défila dans ma tête. Il me fallut tous les muscles de mon corps pour ramasser ce billet d'un dollar et cette pièce de cinquantes cents. Quelque part aux abords de la ville, il me sembla entendre le gémissement d'une sirène d'incendie.
C'était pendant la prohibition et l'on aurai dit que les gens étaient déshydratés. Le premier jour que j'étais là, le patron s'amena et dit : Oh! voilà ta paye de la journée. Ici nous payons chaque jour, parce que nous pourrions être forcès de fermer d'un jour à l'autre. Les affaires marchent trés fort en ce moment même, mais on n'est jamais sûr.

